Béatrice Iseni Sophrologue en Ligne

Sophrologie et Médiumnité : RIEN à voir …

Cela ayant toujours été évident pour moi, je croyais que ça l’était pour tous. Et j’avais tort. J’ai été récemment interpellée, lors d’un échange avec une personne pourtant avisée sur le milieu du développement personnel.

Cette dernière m’affirmant que sophrologie et médiumnité étaient un peu la même chose, que lorsque l’on pratiquait la sophrologie, on était forcément ouvert à la spiritualité.

NON

Non pas que ce soit un sacrilège d’être ouvert aux 2. Non pas qu’il soit impossible de tendre un pont entre les 2 si on le souhaite. Mais que ce soit systématique, voire incontournable …

NON

Cet article n’est absolument pas un plaidoyer pour la Sophrologie, contre la Médiumnité … je suis moi-même Sophrologue et Médium 😉

Il remet simplement chacune de ces approches de l’Être à leur place. Je suis particulièrement sensible à cette indépendance, car elle les protège à mes yeux d’une confusion qui serait réductrice pour chacune, et priverait de leur complémentarité ceux qui ont soif de Conscience autant que de Spiritualité.

Il n’est bien sûr pas non plus dogmatique, ni exhaustif, ni figé, mais le simple reflet de mon expérience, et de l’état actuel de mes recherches, et longues réflexions sur ce sujet.

1. Cela n’a rien à voir

La Sophrologie est une méthode structurée, progressive, évolutive, qui permet à toute personne qui y est réceptive, de développer une meilleure connaissance d’elle-même, dans toutes ses dimensions. Et dans ce cadre-là, chacun choisit librement celles qu’il souhaite explorer.

Les dimensions communément abordées, et fondatrices de ce cheminement, sont le corps, l’esprit, et l’établissement de l’harmonie entre les 2.

Dans le parcours riche et complet que la Sophrologie propose à un être désireux d’apprendre à se connaître, la notion d’Âme et de Foi sont effectivement abordées.

1.1    1ère nuance : des attentes diverses

Tous les êtres qui font appel à la Sophrologie ne font pas le choix d’accéder jusqu’à ce niveau d’exploration. La plupart des pratiquants s’appuient sur les fondations corps-esprit pour atteindre leur objectif, dépasser un obstacle concret dans leur quotidien, et la conquête de l’équilibre qui en découle leur sera suffisante pour poursuivre leur vie, de manière sereine et autonome.

1.2   2ème nuance : connotation religieuse et mystèrieuse … ou pas

Les notions de Conscience, d’Intuition, d’Âme et de Foi en Sophrologie n’ont aucune connotation religieuse ni mystérieuse. Elles sont accessibles en dehors de toute croyance ou ouverture à la Spiritualité. En quelques mots :

  • La Conscience

Est la force qui permet d’intégrer toutes les structures responsables de l’existence de l’être.

De quelles structures s’agit-il ?

  • Les structures physiques : le corps, la peau, les muscles, les os, les organes
  • Les structures psychiques : l’esprit, le mental, les capacités, les valeurs

Pour la sophrologie, la conscience est donc la capacité de découvrir, apprivoiser, s’approprier son corps, son esprit, ses capacités, ses valeurs … tous ces éléments qui nous constituent et nous accompagnent tout au long de la vie.

  • L’Intuition

Permet l’accès à une forme de connaissance basée sur la réalité, telle qu’elle est, sans intervention de l’intellect, ni de la rationalisation, en ce sens que le pratiquant se place dans une posture de spectateur, d’observateur, mettant entre parenthèses, le temps de l’expérience, ses a priori, ses jugements, et ses attentes.

  • L’Âme

Est la force qui est à l’origine du mouvement et de la vie, et qui permet de contempler et d’intégrer la Conscience.

Il ne s’agit pas d’un principe indépendant immortel, qui s’échapperait du corps à la mort, cela est affaire de croyance.

  • La Foi

Est le sentiment de certitude que chacun a d’exister, de ressentir, d’aimer. La confiance que chacun a en lui, en la grandeur de l’Homme, en la vie.

  • Ces notions sont donc des forces concrètes

Que chacun expérimente et s’approprie de manière très personnelle. Par la constitution de son référentiel propre, de sensations corporelles, d’émotions, de capacités, de valeurs. Grâce à la pratique des exercices de Sophrologie. 

1.3   3ème nuance : ancrage, présence et libre-arbitre

Pratiquer la Sophrologie implique constitutivement, en 1er lieu, le développement de la Conscience du corps et par là même de la notion d’ancrage, qui permet de garder les pieds sur terre, de développer son niveau de conscience, de présence à ce qui est, et d’aiguiser son libre-arbitre.

Posture qui, bien qu’étant également fondamentale en Médiumnité, peut, et est malheureusement souvent, occultée car :

  • Oubliée, l’ancrage corporel étant défaillant
  • Dédaignée, le corps étant considéré comme accessoire et peu noble
  • Fuie, l’incarnation étant inconfortable ou douloureuse

Et ce sont justement ces égarements possibles qui portent préjudice à la Médiumnité, tandis qu’ils ne sont pas permis par la structuration même de la Sophrologie.

1.4   4ème nuance : l’autonomie

La Sophrologie ne se reçoit pas, elle se transmet et se pratique. Jamais un sophrologue ne vous donnera de réponse. Il vous accompagnera en vous proposant des pistes de réflexion, et surtout des exercices qui, en vous amenant à contacter vos propres ressources, votre propre conscience, vous permettront de dévoiler, et d’intégrer, au rythme qui est juste pour vous, vos éléments de réponse.

La Médiumnité, bien qu’ayant à mon sens la même intention, celle de vous permettre de recontacter votre pleine Puissance, peut là encore être détournée de sa raison d’être, pour les motifs expliqués dans la 3ème nuance notamment. Ce qui est impossible en Sophrologie.

1.5   5ème nuance : la prise de pouvoir

L’autonomie inhérente à la Sophrologie est renforcée par le principe de réalité objective. Le Sophrologue se doit ainsi de comprendre et percevoir l’état de sa propre conscience, et donc être capable de :

  • Déterminer et accepter ses limites
  • Cultiver au quotidien la posture « sans attente et sans jugement »
  • Transmettre ces capacités à ses patients

En aucun cas, il ne peut se placer en Maître face à celui à qui il transmet. Il n’a pas de pouvoir supérieur, de don inaccessible. Il est « simplement » celui qui, par son expérience, et la régularité de sa pratique personnelle, initie, transmet, permet l’apprentissage, et donc l’accès de l’apprenant à sa propre connaissance.

Là encore, mon approche de la Médiumnité ne diffère pas de ces principes. Avec la réserve toutefois que l’accès à la connaissance suppose ici de contacter une dimension extérieure à l’apprenant comme au médium, au moins en apparence. Et dans l’obligation de reconnaître que des siècles nous précèdent au cours desquels la médiumnité était un don, réservé à quelques élus. Ces 2 éléments la rende donc à mes yeux plus vulnérable à la prise de pouvoir du médium sur celui à qui il délivre un message, autant qu’à l’abandon de pouvoir de ce dernier qui s’en remet parfois trop facilement à une Puissance extérieure à la sienne.

Non pas que le sophrologue soit lui-même à l’abri de toute déviance. Mais il me semble que la structure même de sa pratique, comme l’intention et l’attention de son créateur sur ce point, constituent d’efficaces garde-fous, pour lui, comme pour celui qui s’adresse à lui.

Non pas que la Médiumnité soit exempte d’éthique et de professionnels ou pratiquants qui l’honorent. Au contraire. Mais cela me paraît aujourd’hui encore trop flou pour le grand public, et la vigilance plus importante à mettre en œuvre pour les raisons précitées.

2.   Et heureusement

L’accès à la connaissance de soi, à l’harmonie corps-esprit, à l’équilibre vital au quotidien, dans sa vie, ses relations, doit être accessible à tous ceux qui le souhaitent, qu’ils soient croyants ou non, et quelle que soit leur croyance ou leur spiritualité.

Ce sont des notions qui ne doivent pas, selon moi, être imbriquées, mais plutôt disponibles de manière progressive, dans l’ordre, et à un rythme naturel, qui peut différer pour chacun.

Si Sophrologie et Médiumnité étaient forcément associées, combien de personnes passeraient à côté du chemin d’accès à la connaissance qui leur convient le mieux, juste par rejet de l’un des 2 ?

Moi la 1ère ! Lorsque j’ai cherché comment me former à la Sophrologie, j’ai traqué (le mot n’est pas trop fort) le moindre signe de déviance, la moindre tentative de m’embarquer vers un domaine irrationnel, et je ne me suis engagée sur ce chemin qui a transformé ma vie, qu’avec l’assurance, vérifiée avec la même attention, tout au long de ma formation, et de mes années de pratique (15 au moment où je rédige cet article), qu’il ne tenterait jamais de m’amener là où je ne voulais pas aller.

On ne me mène pas par le bout du nez ! Non mais !

Alors, comment de cette conception de la Sophrologie, je suis devenue Médium ? Et comment aujourd’hui j’assume d’être Sophrologue et Médium, distinctement ? Comment je réussis, sans renoncer à aucune de ces parts de moi, à ne pas les confondre, à ne pas non plus être écartelée ? C’est l’objet de mon prochain article : « Sophrologue et Médium : impossible cohabitation ? »

Si tu te reconnais, si tu es prêt(e) à mieux te connaître pour devenir autonome et déployer ton potentiel, contacte-moi.

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A bientôt.

Chaleureusement.

Béatrice

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